Viviani : « Je progresse tout les jours à l’entraînement »
Après avoir passé trois saisons du côté de Montpellier, Jody Viviani est arrivé dans la Loire
pour suppléer Janot en cas de blessure. Il reste quand même un remplaçant de luxe, quand on sait que ce jeune gardien de but de vingt-quatre ans a disputé quelques matchs avec l’équipe de France des moins de dix-huit ans et surtout avec les bleuets, dirigés par Raymond Domenech. Venus à St Etienne pour retrouver les pelouses de la L
1, il se livre dans cet entretien de manière simple avec, dans la voix, certaines similitudes avec le gardien titulaire de l’Olympique de Marseille. Espérons que se ne soient pas les seuls rapprochements que nous ferons.
Comment vous sentez vous après cent quatre-vingt minutes d’invincibilité dans les buts stéphanois ?
Je me sens très bien. Je suis très content d’avoir enfin retrouvé le terrain. Je ne veux pas dire que je suis content que Janot se soit blessé, bien au contraire, mais je suis fier de l’avoir suppléé de cette manière. C’est dur d’être sur le banc de touche toute la saison. Lors du match en championnat face à Bordeaux, j’ai été élu « homme du match » par la presse pour mon premier match officiel avec le maillot des vert. Pour moi et pour le club, c’est une grosse satisfaction. Je suis très content de ma prestation face à une équipe de Bordeaux qui a tout tenté pour marquer pendant ce match. Cette rencontre m’a rappelé que mon premier match de L1 avec Montpellier avait été contre Bordeaux, mais la dernière fois ils nous avaient battu 2-0. Je suis heureux de ne pas avoir pris le moindre but face à des attaquants de la trempe de Darcheville ou bien de Chamakh.
Pensez vous que votre statut a changé, au sein du club du point de vue des joueurs, du staff technique, ou bien des dirigeants ?
Je ne sais pas si mon statut au sein du club a changé, mais je me sens mieux aujourd’hui. Je crois que ces matchs m’ont surtout permis de retrouver mes marques sur le terrain ainsi que de la confiance. Ce qui a évolué, c’est ma complicité avec les joueurs du onze de départ. On se connaissait bien mais sur le terrain on est obligé de se faire confiance puisqu’on ne pas tout faire tout seul. J’ai pris ma part de responsabilité comme les autres et j’ai réussi à honorer la confiance qu’ils avaient placée en moi. Je suis, comme eux, satisfait de la prestation que nous avons montrée ces derniers matchs. J’espère que les dernières rencontres aient permis à l’entraîneur de voir les progrès que j’ai accomplis et la maturité dont j’ai pu faire preuve. Les retombés des réactions des dirigeants par rapport à mes matchs ont été par presse interposée, et je suis content que le club me fasse confiance. C’est très important pour moi.
Qu’elles sont vos relations avec Janot ? Avec Dees ?
Mes relations avec Janot sont très bonnes. On s’entraîne dur ensemble mais il y a aussi deux autres gardiens, Moulin et Mermillod, qui commencent à faire des matchs avec la CFA.
C
’est l’esprit de l’ASSE que de faire s’entraîner un certains nombres de jeunes avec les pros pour qu’ils puissent s’étalonner par rapport au niveau de la L
1. Jeremie Janot est quelqu’un de simple, et c’est agréable de s’entraîner avec lui. Il partage son expérience avec moi. J’apprends tous les jours des petits détails qui me rendent meilleur et c’est la raison pour laquelle je suis venu à St Etienne. Il y a une compétition positive très stimulante entre nous. Jeannot Dees, qui connaît très bien le poste de gardien nous conseille tous les quatre. Il est très content de mes dernières prestations qui lui laissent penser que nous sommes sur la bonne voie à l’entraînement. Il me parle beaucoup pour me rassurer et me mettre en confiance quand l’heure sera venue pour moi de prendre des responsabilités, comme face à Bordeaux. Je le respecte énormément pour tout ce qu’il représente au sein du club.
Comment interprétez vous le fait que vous ne tourniez jamais avec Janot et qu’il joue à la fois le championnat et la coupe ?
C’est vrai que c’est frustrant d’être sur le banc toute une saison mais il ne faut qu’un seul gardien sur le terrain. De toute façon, la décision appartient à l’entraîneur. A part quelques gardiens qui ont eu l’opportunité de prendre tout de suite la place de premier gardien, comme Landreau à Nantes qui a commencé à l’âge de seize ans et qui n’a jamais plus laissé sa place, le poste de dernier rempart est l’un des plus ingrat. La plus grande difficulté est d’accepter le fait d’être second gardien et à la fois ne pas l’accepter. C'est-à-dire que si un jour je veux être gardien titulaire, ici ou ailleurs, il me faut me battre pour un jour accéder au rôle de titulaire que je convoite comme tout gardien remplaçant. Je ne dois donc continuer à travailler dur à l’entraînement pour progresser d’avantage et ensuite j’espère que je pourrais prendre un poste avec plus de responsabilité. Mais encore une fois, cela ne dépend pas entièrement de moi.
M. Dees nous disait que c’est un passage obligé au poste de gardien d’être la doublure d’un autre avant de devenir titulaire à son tour. Qu’en pensez vous ?
Comme je le disais, c’est un passage presque obligé pour tout gardien d’être une doublure. Je crois que Jeannot Dees connaît bien son sujet. C’est dans ces moments là qu’on commence à apprendre le vrai rôle du gardien de but et de comprendre toutes les responsabilités que cela engendre. Je pense que le fait d’être second peut avoir du bon quand le gardien titulaire est bon et communicatif, comme c’est le cas à St Etienne. J’essaie de prendre tout ce que je peux à Jérémie pour m’améliorer et j’espère que je pourrais m’en servir pour le jour où je serais gardien titulaire. Je sais que Janot a passé un certains nombres d’années à être gardien suppléant et que maintenant il est gardien titulaire, ça donne de l’espoir et ça trace la route à suivre. C’est dans l’ordre des choses.
Vu de l’intérieur, comment le groupe a vécu la baisse de forme du milieu de saison et le départ de certains cadres pour la CAN
? Et comment vit-il le succès des dernières rencontres ?
Pour ce qui est du milieu de saison, je pense que le groupe est resté bien soudé. Les différents départs à la CAN
nous ont bien handicapés mais, cela a permis de donner leur chance à des jeunes joueurs et de leur donner la confiance nécessaire pour évoluer à ce niveau. C’est aussi ça l’esprit de l’ASSE. On avait bien commencé la saison et ensuite la fatigue et les départs ont mis à mal notre enthousiasme. L’objectif principal était de ne pas perdre trop de point pendant cette phase. Je crois qu’on l’a atteint. La preuve est qu’aujourd’hui nous nous sommes maintenu. Aujourd’hui le groupe est de mieux en mieux. On arrive à accrocher de gros calibre en championnat et c’est bon pour notre confiance. Les dernières réflexions que Feindouno a subi ces derniers temps ont été dur à digérer pour lui mais on a tous fait ce qu’il a fallu pour qu’il retrouve la confiance et je crois que c’est chose faite aujourd’hui.
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